Début juillet, je suis partie accompagnée de 8 autres jeunes (animateurs de camps) et 4 accompagnateurs en Guinée Conakry. Nous avons atterri à Dakar (au Sénégal), car les routes étant de meilleure qualité, cela nous permettait de rejoindre plus rapidement notre destination : Koundara (au Nord de la Guinée). Après un trajet tumultueux de 12 heures ralenti par des routes de mauvaise qualité et des douaniers pas au top de l’efficacité, nous sommes arrivés à l’école de Koundara où nous logions pendant 3 jours. C’est là qu’ont travaillé comme coopérants Pascale et Freddy, deux de nos accompagnateurs.
Un accueil super chaleureux nous a été réservé dans la ville. Nous nous sentions un peu comme des ambassadeurs, les gens nous regardent tous passer dans la rue, les enfants courent vers nous pour nous saluer (puis regardent leurs mains pour vérifier que le blanc ne déteint pas). On passe saluer le préfet, le colonel (qui nous offre fruits et boissons en guise de bienvenue). Pour eux l’accueil de l’étranger est primordial car nous avons laissé notre famille, nos biens, notre nourriture chez nous et ils se doivent de veiller à ce qu’on ne manque de rien.
Divisés en petits groupes de 3 personnes, nous nous sommes ensuite rendus dans des petits villages de brousse. Avec Violaine et Louison, nous étions accueillis à Saraboido par Fatou et toute sa famille. Depuis la mort du père, c’est Fatou la chef de la famille. C'est elle qui prend toutes les décisions et on sent rapidement que c’est une femme forte, avec beaucoup d’autorité. Là aussi un accueil très sympa nous a été réservé. Les gens vivent dans des concessions (regroupement de plusieurs cases) dans lesquelles habitent également grand parents, parents, enfants… Ce n’est pas du tout la même conception de la famille que chez nous. La bas, peut importe que tu sois mon cousin ou mon frère, on vie ensemble et c’est les adultes qui nous dirigent.
Nous dormions dans le presbytère (cf photo) vide depuis le départ du prêtre. En ce qui concerne l’hygiène, la douche se fait à l’aide d’un seau d’eau et les toilettes (surnommées « la case à mouche ») sont constituées d’une case avec un trou et des odeurs pas cool.
| La douche |
| La case à mouche |
Nous avons vécu pendant 10 jours à leur rythme. Le matin, il faut faire les réserves d’eau pour la journée, aller au marché, faire la cuisine. L’après midi, il fait très chaud donc on discute, on se coiffe, on fait la sieste, on joue avec les enfants…
Et pour faire tout ça ON PREND SON TEMPS !!! Courir, ils ne connaissent pas et "tout de suite" veut souvent dire d'ici une ou deux heures ! L'absence d’électricité impose de suivre le rythme du soleil et vers 21h nous étions le plus souvent couchés.
Et pour faire tout ça ON PREND SON TEMPS !!! Courir, ils ne connaissent pas et "tout de suite" veut souvent dire d'ici une ou deux heures ! L'absence d’électricité impose de suivre le rythme du soleil et vers 21h nous étions le plus souvent couchés.
Nous sommes partis pendant la saison des pluies. En gros c’est 3 mois super importants car il faut faire les réserves de nourriture pour toute l’année ! Les hommes étaient donc pour la plupart aux champs. Les cultures se font à l’aide de charrettes tirées par des ânes ou des bœufs (qui sont loués pour la journée) et le désherbage à la main.
En ce qui concerne la nourriture, c’est riz midi, riz soir, et le matin c’est… bouillie de riz ! Autant dire qu’on s’en fatigue très rapidement d’autant que les saveurs pour l’accompagner ne sont pas très variées : Poivre et piments +++, poisson séché (au gout vraiment douteux), sauce aux feuilles, parfois un peu de bœuf ou du canard les jours de chance.
Beaucoup de joie sur le visage des enfants cache quand même des conditions de vie pas facile. Il manque encore beaucoup d’infrastructures (écoles, hôpitaux, routes…) et on nous le dit souvent « ici, on souffre ».
Ce qui m’a le plus manqué : le confort d’un canapé, la saveur d’un œuf sur le plat
Ce qui m’a le plus surprise : se sentir scrutée en permanence car un blanc au milieu de noir, ça se repère bien !
Ce que j’ai le plus aimé : le rire des gens lorsque l’on essayait de participer (laver le linge, désherber un champ, aller chercher de l’eau) et que visiblement, on ne s’y prend pas comme il faut !
Histoire de vous donner une petite idée de l'ambiance locale, quelques vidéos:
Histoire de vous donner une petite idée de l'ambiance locale, quelques vidéos:
Une super aventure dont je suis rentrée des étoiles plein les yeux et qui me pousse à continuer à voyager !
Marie

8 commentaires:
Désolé pour la mauvaise qualité des vidéos, si vous voulez les voir en meilleure qualité:
http://www.youtube.com/watch?v=wxLNhbGoNvU
http://www.youtube.com/watch?v=gGQQpix5nio
http://www.youtube.com/watch?v=lCf_QETDuds
Une belle expérience !
Très bel article, merci Marie, ça fait voyager !
Super ! C'était rendez-vous en terre inconnue !
super ton reportage
je l'ai regardé et plusieurs fois
ce reportage nous permet de voir combien notre vie est différente de celle des guinéens. chez nous du stress et chez eux le temps de vivre mais vie difficile...
Marie : le métier de journaliste t'aurais bien convenu également!!
Brigitte
Il y a certains aspects de leur vie qui font rêver (comme prendre son temps) mais d'autres beaucoup moins... Merci Marie
Super ! Merci !
J'ai encore la mélodie de la chanson africaine en tête ...
Claire, tu demandes au dj la musique pour ton mariage... Pas trop compliqué à danser...
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